Peut-on combiner plusieurs types d'isolants pour une efficacité maximale ?

Isolation des combles

By Mathias

L’isolation thermique est essentielle pour une maison confortable et économe en énergie. Souvent, les propriétaires se posent la question : “Peut-on combiner plusieurs types d’isolants pour une efficacité maximale ?”. La réponse est oui ! Dans cet article, nous verrons comment marier différents matériaux isolants pour obtenir un rendement optimal dans votre habitation.

Pourquoi associer plusieurs types d’isolants ?

Combiner différents types d’isolants peut présenter des avantages considérables par rapport à la simple utilisation d’un seul matériau isolant :

  • Meilleure performance thermique : certains matériaux sont plus efficaces que d’autres pour isoler du froid ou du chaud. En utilisant plusieurs isolants, vous bénéficiez des atouts de chacun et améliorez ainsi la résistance thermique globale de votre maison.
  • Optimisation des épaisseurs : chaque isolant a une épaisseur optimale pour être performant. En superposant plusieurs couches de matériaux différents, vous pouvez respecter ces épaisseurs sans dépasser les limites imposées par les contraintes du bâti.
  • Réduction des ponts thermiques : les ponts thermiques sont des zones où la chaleur s’échappe plus facilement que sur le reste de l’enveloppe du bâtiment. L’ajout d’un second isolant peut recouvrir ces zones et minimiser leurs effets sur la performance énergétique globale.
  • Flexibilité de mise en œuvre : certains isolants sont plus simples à poser que d’autres. En associant plusieurs matériaux, on peut adapter les méthodes de pose à chaque partie du bâtiment pour optimiser l’efficacité tout en limitant les travaux.

Comment choisir les bons isolants à combiner ?

Pour composer votre solution idéale, il faut prendre en compte plusieurs critères :

  • La résistance thermique (R) : ce coefficient indique l’efficacité d’un isolant pour empêcher le passage de la chaleur. Plus il est élevé, mieux l’isolant performe. Il varie généralement entre 2 et 8 m².K/W selon les types d’isolants.
  • La conductivité thermique (lambda) : cette valeur exprime la capacité d’un matériau à conduire la chaleur. Un bon isolant doit avoir une faible conductivité thermique (inférieure à 0.1 W/m.K) pour minimiser les pertes énergétiques.
  • L’inertie thermique : elle représente la capacité d’un isolant à stocker et restituer lentement la chaleur. Une forte inertie permet de réguler les températures intérieures et de réduire l’utilisation du chauffage ou de la climatisation.
  • Les propriétés hygroscopiques : certains isolants sont capables d’absorber et de restituer l’humidité, ce qui peut améliorer le confort thermique et prévenir les problèmes liés à la condensation.

Les matériaux isolants couramment utilisés

Le marché propose une large gamme d’isolants aux caractéristiques variées. Voici quelques exemples :

  1. Laine de verre : très répandue en France, elle offre une excellente performance thermique pour un coût modéré et se présente sous forme de panneaux ou de rouleaux. Elle est parfaitement adaptée pour l’isolation des combles et des murs.
  2. Laine de roche : issue de la fusion de roches volcaniques, elle présente des performances similaires à celles de la laine de verre, mais avec une meilleure résistance au feu et une meilleure isolation phonique.
  3. Polyuréthane (PU) : cet isolant synthétique a une très faible conductivité thermique et permet donc d’obtenir une bonne performance avec une épaisseur réduite. Il convient particulièrement bien pour l’isolation des sols et des toitures-terrasses.
  4. Polystyrène expansé (PSE) / extrudé (XPS) : ces isolants en plastique alvéolaire offrent une bonne résistance thermique, notamment pour les soubassements et les dalles sur terre-plein. Le XPS étant plus rigide que le PSE, il est souvent préféré pour les applications où l’isolant doit supporter des charges.
  5. Isolants minces réfléchissants (IMR) : composés de plusieurs couches de films métalliques et de mousses synthétiques, ils renvoient la chaleur par le phénomène de réflexion. Leur efficacité dépend de la qualité du produit et des conditions de pose, mais ils peuvent être une solution intéressante lorsque l’espace disponible pour l’isolation est limité.
  6. Isolants naturels : fibre de bois, ouate de cellulose, laine de chanvre… Ces matériaux issus de ressources renouvelables sont une alternative écologique aux isolants traditionnels. Ils offrent généralement de bonnes performances thermiques, une excellente régulation hygrométrique et une forte inertie.

Quelques exemples d’association d’isolants

Voici quelques combinaisons possibles en fonction des besoins spécifiques de chaque habitation :

  • Laine de verre + isolant mince réfléchissant : cette association peut être judicieuse dans les combles où l’espace est limité. La laine de verre assure l’essentiel de la performance thermique, tandis que l’IMR complète l’isolation en réfléchissant la chaleur rayonnante et en évitant la surchauffe en été.
  • Polyuréthane + laine de roche : sur une toiture-terrasse, il est possible d’utiliser un panneau PU en sous-face pour une isolation performante et étanche à l’eau. En complément, une couche de laine de roche peut être ajoutée côté intérieur pour améliorer les performances acoustiques et résister au feu.
  • Polystyrène + isolant naturel : dans les murs d’une maison ossature bois, le PSE peut venir en complément d’un matériau naturel comme la fibre de bois ou la laine de chanvre. Il peut ainsi apporter un renforcement de l’isolation thermique tout en préservant les qualités hygroscopiques du revêtement intérieur.

En conclusion, associer plusieurs types d’isolants pour maximiser leur efficacité est une solution intelligente et pertinente dans de nombreux cas. Toutefois, il convient de bien choisir les matériaux et leurs épaisseurs pour adapter votre solution aux besoins spécifiques de votre maison et garantir une performance optimale dans le temps.